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Le CER-ESC

Les champs de
recherche structurants
Il est prématuré et peut-être
illusoire de concevoir pour le CER-ESC un programme scientifique
unificateur, tant les disciplines, domaines et démarches
de recherche au sein de l’institution sont divers.
Il est néanmoins possible d’identifier dès
aujourd’hui des axes structurants ou en voie de
structuration : quatre d’entre eux relèvent
traditionnellement des pôles d’enseignements
et de recherche et cinq sont plutôt transversaux
et propices à des collaborations interdisciplinaires
et internationales.
Les axes structurés par
les disciplines
Ils sont au nombre de quatre :
-
L’axe Socio-économie
des Ressources humaines, de l’Emploi et du
Travail, qui, du fait du lien naturel CER-ESC/CRA-Céreq,
rassemble des plans disciplinaires assez larges,
soit : de la GRH à l’économie
du travail et de l’emploi, en passant par le
comportement organisationnel et la sociologie de
l’entreprise et des organisations.
D’un point de vue thématique, on notera
particulièrement des travaux sur la relation
formation-emploi-travail (E. Campens), sur les formes
de mobilisation des Ressources Humaines (Ph.
Trouvé),
sur la socialisation organisationnelle dans les petites
entreprises (E. Bargues), sur les mutations organisationnelles
et les processus d’interdépendance (D.
Marker), sur l’accompagnement individuel et
social (J.-C. Casalegno) et sur les processus transnationaux
des restructurations (M. Bourgain) également
impliquée dans des travaux sur la GPEC élargie
sur des bases territoriales et sectorielles, ainsi
que sur l’évolution des professions
d’encadrement de proximité (Ph.
Trouvé).
Pourraient s’y raccrocher également
les investigations de C.-R. Sanchez (pôle Marketing),
spécialiste de l’entrepreneuriat féminin
dans le milieu des micro-entreprises, celles de S.
Marmorat (pôle Comptabilité, Finances)
sur l’efficience et la légitimité de
la valorisation des compétences individuelles
dans la rémunération (objet de sa thèse
de doctorat) ainsi que de B. Nivet (thèse
en préparation à l’Université d’Auvergne,
sur l’actionnabilité des dispositifs
de conseil en GRH).
-
Un axe Comptabilité, Finances,
Contrôle de gestion et Systèmes d’information réactivé par le recrutement de jeunes
enseignants-chercheurs, en partie dédié au
renouvellement des outils traditionnels de contrôle
et de pilotage, soit dans une perspective de remodelage
socio-économique (M. Mousli), soit dans leur
application spécifique au domaine de la Recherche & Développement
(P.I. Kébé). Il a bénéficié récemment
d’apports de nouvelles compétences sur
l’intégration financière des
marchés émergents (J. Randriamiarana),
sur la régulation institutionnelle des systèmes
de santé (C. Dos Santos) ou le contrôle
et l’évaluation des organisations non-marchandes
(N. El Khomssi). A l’occasion d’un regroupement
avec les activités de l’ex pôle
systèmes d’information, les travaux
de deux enseignants-chercheurs recrutés récemment
viennent renforcer cet axe : ceux de C. Lambour sur
les relations entre les systèmes d’information
et la performance des processus organisationnels
et ceux, très proches, d’A. Gorgeon sur l’interaction entre changements organisationnels
et implantation des systèmes T.I.C.
-
Un axe Marketing, Vente,
Achats et Logistique, bénéficiant lui aussi
de l’intégration de chercheurs juniors,
adonnés à l’analyse de la création
de valeur commerciale, soit à travers une
relecture des activités de service via le
concept de « flow » (J.-B. Gallié),
les canaux de distribution (P. Borel) ou les prix
(C.-R. Sanchez), soit par l’étude de
l’efficacité collective des forces de
vente (P. Brassier), soit en liant marketing -soutenable-
et responsabilité sociale de l’entreprise
(P. Piré Lechalard, F. Roudier). P.
Brassier est responsable de la chaire Développement
commercial et Vente : abordé sous tous ses
angles - management, méthodes de vente, négociation,
réseaux commerciaux, B2B -, le Développement
commercial fait l'objet, au travers de cette chaire,
d'une démultiplication du savoir sur trois
canaux : l’enseignement classique, l’enseignement
et la recherche, mais aussi l'accompagnement-conseil.
-
Un axe Stratégie
et Gouvernance des organisations,
considérablement
rénové par la production de jeunes
enseignants-chercheurs publiants concernant le management
stratégique des innovations de rupture
(A. Asselineau), l’impact des migrations de
retour sur le développement régional à travers
le cas de la Moldavie (D. Borodak), le rôle
de l’actionnariat salarié, la gouvernance
et la performance de l’entreprise (X. Hollandts),
la Responsabilité Sociale de l’entreprise,
tant du point de vue de la publicité et de
l’usage des marques
(F. Roudier), que d’un point de vue critique
dans ses relations avec le gouvernement d’entreprise
et l’internalisation des externalités
(B. Valiorgue). Dans la moisson de publications
issues de ce pôle, il faut également noter
les livraisons régulières et l’achèvement
prochain d’une thèse juridique par F.
Bien sur la gouvernance des associations.
On retiendra de ces axes disciplinaires qu’ils
sont le lieu idéal d’une fertilisation
de la pédagogie à haute valeur ajoutée
par la recherche, à travers la production
de cas pédagogiques, la mobilisation conjointe
de tandems étudiants ingénieurs et
gestionnaires dans la réalisation de diagnostics
ou la construction d’électifs spécialisés.
Les axes transversaux et transdisciplinaires
Au-delà d’une architecture
plutôt disciplinaire, les champs de la recherche
en ESC se construisent également autour de
thématiques transversales et donc transdisciplinaires.
Nous en distinguerons cinq, déjà structurés
ou en voie de structuration.
-
Une thématique déjà ancienne
concerne les PME et plus particulièrement
les PE et les TPE. Elle a porté de façon
centrale sur la gestion d’emploi et la construction
des compétences (Ph. Trouvé) et s’est
orientée au cours des dernières années
sur les processus de socialisation organisationnelle
(E. Bargues), l’innovation sociale et en GRH à travers
les relations interentreprises à l’échelle
territoriale ou sectorielle (Ph. Trouvé).
Elle a donné lieu en 2008 à la création
d’un réseau de recherche national sur
le fonctionnement des petites structures PE (Ph.
Trouvé, E. Bargues, B. Nivet, H. Fouré-Joopen,
le Car-Céreq de Montpellier, CAR Céreq
Toulouse, Céreq Marseille, ERFI Montpellier,
LEST Aix en Provence, ESC et IUT Saint-Etienne) et
se poursuit par la mise en place de dispositifs de
recherche-action (B. Nivet) ou d’observation
distanciée sur les pôles de compétitivité (P.
Hortefeux).
-
Une escouade d’enseignants-chercheurs, réunis
autour de M. Lecoutre a investi de longue date sur
le fonctionnement des réseaux
sociaux, d’abord
dans les phases de transition professionnelle en relation
avec le Céreq et, aujourd’hui, dans le
pilotage et le développement des organisations.
On identifierait ici les travaux récents de
P. Brassier sur l’usage des réseaux sociaux
par les commerciaux, ceux de N. El Khomssi sur la pérennisation
des réseaux de santé, ainsi que ceux
de M. Lecoutre et D. Marker sur les « trous structuraux » du
point de vue du développement organisationnel.
De même, les travaux de D. Borodak sur les migrations
internationales de retour ou la thèse en préparation
de H. Fouré Joopen sur l’impact de la
communication dans la performance sociale et économique
des PME, mobilisent-ils, au moins partiellement, la
théorie des réseaux.
-
Des convergences collectives fortes,
déjà traduites
par des co-publications, sont également visibles
autour d’une thématique d’entreprise,
articulant Gouvernance, RSE et territoires.
Se signalent ici la thèse de F. Roudier sur
la publicité et
l’entreprise responsable, les travaux de M.
Aïssa sur le fonctionnement des conseils d’administration
des entreprises tunisiennes, de F. Bien sur la comparaison
internationale des édifices institutionnels
et juridiques de la gouvernance, de C. Dos Santos
et M. Mousli sur la RSE dans la gestion hospitalière,
d’A. Asselineau et P. Piré-Lechalard sur le développement durable et les innovations
de rupture et sur le marketing soutenable. Cette
thématique
ayant bénéficié récemment
des apports de B. Valiorgue sur la vraie nature de
la RSE, et de X. Hollandts sur l’actionnariat
salarié et performance d’entreprise,
tous deux transfuges de l’EM Lyon et plus particulièrement
de son Institut français de gouvernement des
entreprises (IFGE) dirigé par P.-Y. Gomez.
Un débat s’annonce déjà entre
les tenants d’une RSE vertueuse et ceux d’une
RSE « virtuose », interrogée dans
sa capacité à produire un paradigme
radicalement nouveau de l’entreprise. Il devrait
donner lieu à l’organisation
collective à l’ESC Clermont, de la
2ème
Université Réalités et perspectives
du développement durable organisationnel sur
le thème : « Le développement
durable dans les organisations, est-ce bien raisonnable
? »,
du 24 et 25 juin 2010. 
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Un ensemble de travaux de thèse marque également
la contribution de la didactique du management
aux apprentissages interculturels et réciproquement,
au travers de l’"experiential learning" (M.
Bryant, M. Vigier). Même s’ils ne s’inscrivent
pas directement dans les sciences de gestion, ces travaux
n’en demeurent pas moins utiles pour une meilleure
compréhension des phénomènes « interculturels »,
notamment dans le management des cessions, fusions-acquisitions
ou des carrières internationales. Par ailleurs,
les politiques de qualité et d’accréditation
dans les systèmes de formation au management
font l’objet des travaux de M. Bryant dans le
cadre de ses fonctions d’expert à l’AACSB.
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Enfin, il conviendrait de noter
l’existence
d’un axe transversal en voie de cristallisation
consacré à la Méthodologie
de la recherche, notamment avec les travaux engagés
depuis 2008 par P. Legrand avec la Data Analysis Research
Team de Bentley University sur l’usage du Data
Mining dans le traitement statistique des données
(un article déjà publié dans The
American Statistician et un autre en révision)
et avec les recherches de P. Borel ciblées sur
la collecte des données dans le domaine
du marketing.
L’ensemble de ces axes ayant vocation à s’articuler
aux travaux engagés sur le site clermontois
dans le cadre du Pôle Gestion et Management
du PRES (CRCGM E3849) et ayant déjà suscité de
vraies coopérations de recherches
internes et surtout internationales.
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