|
Le CRCGM
(EA 3849)
Emploi, travail et formes de
mobilisation de la main d’œuvre (Ph. TROUVE)
Dans le sens, E-O-P (mais aussi O-E-P)
la plupart des investigations peuvent se décliner
sous le thème générique suivant « emploi,
travail et formes de mobilisation de la main d’œuvre ».
En s’inscrivant dans la perspective
d’une analyse institutionnaliste, de tendance socio-économique
ou conventionnaliste les travaux déjà réalisés
ont porté sur l’impact des formes de gestion
de la main-d’œuvre adoptées par les
entreprises sur le fonctionnement des marchés
du travail. Partant du constat généralement
admis de la place prépondérante des PME
(et surtout des PE et TPE) dans la démographie
des entreprises, les recherches se sont tout d’abord
concentrées sur la véritable contribution
de celles-ci aux processus de création-destruction
des emplois.
Les recherches les plus récentes
confirment la grande hétérogénéité des
petites entreprises en matière de gestion d’emploi
et la nécessité de raisonner en termes
de « configurations productives » articulant
les pratiques de gestion de la main-d’œuvre
aux options stratégiques des entreprises, à leur
place dans les chaînes de valeur, au formes d’organisation
adoptées, au profil et à la trajectoires
sociologiques des dirigeants. S’ensuit la construction
de modèles « idéal-typiques » d’entreprises
qui permettent de réduire l’hétérogénéité du
champ étudié et de fournir aux décideurs
une grille de lecture facilitant un meilleur ciblage
des politiques publiques et des actions des organismes
d’intermédiation en direction des petites
entreprises.
Cette modélisation sera vérifiée
et raffinée grâce à des travaux empiriques
portant notamment sur les pratiques de gestion de la
main-d’œuvre et de la formation, la gestion
des âges, l’usage par les PE des structures
d’intermédiation pour développer
la formation et les coopérations inter-entreprises
territorialisées dans le domaine de l’amélioration
des conditions de travail.
Deux autres chantiers ont été simultanément
ouverts sur la gestion des conflits individualisés
et sur les effets des changements organisationnels et
de la flexibilisation du travail sur les formes de régulation
sociale dans une multinationale industrielle.
|