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Il
fut un temps où les écoles
de gestion et les Business Schools, entièrement
consacrées à leur tâche pédagogique
et de professionnalisation, considéraient
la recherche comme une activité, sinon parasite,
du moins périphérique. Ce faisant,
elles négligeaient sans le savoir, la valeur
académique de leurs enseignements et condamnaient à long
terme leurs enseignants à l’obsolescence
de leurs connaissances et à la crise d’identité.
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Depuis quelques
années, le paysage de nos institutions a
sur ce point radicalement changé. Car, du
fait de l’instabilité permanente de
l’environnement, la véritable formation
des futurs managers requiert des capacités
intellectuelles d’adaptation et d’innovation.
Dès lors, les compétences qu’ils
doivent acquérir sont davantage d’ordre
méthodologique et de maîtrise de la
complexité. Pour préparer au mieux
les étudiants dans ce registre, il convient
donc d’incorporer dans les formations des
connaissance sophistiquées qui ne peuvent
elles-mêmes être assimilées
par les enseignants qu’à travers une
pratique de première main ou tout au moins
une fréquentation assidue de la recherche
dans leur discipline.
Mais le management constitue une
matière particulière où les
connaissances théoriques ne suffisent pas
pour s’assurer une prise réelle sur
la réalité. C’est pourquoi,
ici plus qu’ailleurs, il faut s’efforcer
de combiner plutôt que d’opposer théorie
et pratique et encourager les enseignants à confronter
le plus souvent possible leurs modèles avec
le terrain. Les Ecoles de Gestion, à la
fois par leur proximité avec les entreprises
et les activités de conseil, d’expertise
et de stages qui s’y sont déployées
depuis longtemps, constituent un lieu idéal
pour cultiver cette conception dialectique de l’action
et de la réflexion. C’est ce qui expliquerait
que même les défenseurs les plus acharnés
de l’excellence académique aient pu
s’y épanouir tout autant que dans
les institutions proprement universitaires. |