Ce que l’audit pour l’accréditation EPAS signifie

Une démarche d’accréditation est comme un iceberg. Il y a une surface émergée et l’effet logo qui informe et (r)assure instantanément les différents publics. Et la surface immergée, le travail souterrain de la structuration et l’évolution des méthodes de travail internes à l’Ecole et son amélioration continue. La tenue d’un audit de l’EFMD en vue d’accorder au Bachelor de l’Ecole l’accréditation EPAS en ce mois de novembre est l’occasion de revenir sur cette démarche au long cours.

Les accréditations et VISA sont la base de la reconnaissance d’une Grande Ecole et l’assurance des plus hauts standards de la part du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation ainsi que d’organismes indépendants internationaux. Ils sont aussi, fort logiquement, en partie associés à la fabrique des classements. Alors que la triple accréditation – AACSB pour un établissement, EPAS/EQUIS pour un programme/établissement et AMBA pour un programme MBA — font figure de « Graal » en termes de reconnaissance et concerne aujourd’hui 13 établissements en France, l’ESC Clermont a fait sienne la stratégie de répondre à ces différents standards à moyen terme, notamment avec la création du service Qualité et Accréditations. Au-delà des renouvellements de VISA des programmes et de l’accréditation AACSB (obtenu en 2006 et renouvelée sans interruption depuis), le service a initié deux nouvelles démarches d’accréditation : celle d’EPAS (dont l’obtention dépendra de l’audit fin novembre) et d’AMBA.

La carte et le territoire d’EPAS

Le choix du programme Bachelor pour obtenir l’accréditation EPAS s’est fait pour trois grandes raisons : la solidité d’un programme installé depuis 10 ans, la volonté de faire reconnaitre sa qualité et son « ADN » international.

Il faut bien comprendre que ce choix a un impact profond sur le diplôme même et ne s’improvise pas : il impose une réflexion sur le programme et une démonstration de ses liens tangibles à la fois avec le monde de l’entreprise et la recherche de l’Ecole – et comment cette grande équation classique en Ecole de management est pratiquement résolue —. Il questionne et fait prendre en compte les questions d’innovation pédagogique. Il induit de faire monter en puissance certaines actions autour de l’international, telles qu’amplifier la fréquence et la durée d’échanges d’enseignants entre partenaires universitaires et les recherches communes. Enfin, dernier point d’importance, pour obtenir l’accréditation la RSE doit pleinement infuser le programme d’études. Alors que le sujet était déjà présent dans les enseignements en 1ère année, il constituera à présent un fil rouge dans les trois années d’études du Bachelor, que ce soit en termes d’enseignements ou de projets.

Toute l’organisation et chaque dispositif, au-delà d’être repensés, doivent être documentés, avec une partie du personnel qui est directement audité le jour J par d’autres professionnels d’Ecoles de Management internationales accréditées. Son obtention est alors un aboutissement mais, dans le même temps, un commencement puisque chaque renouvellement donnera lieu à une nouvelle évaluation. Etre accrédité, c’est aussi assurer au public que l’établissement en question entre dans un processus d’amélioration continue et évaluable.

Voilà donc ce que l’Audit recouvre : des milliers d’heures d’échanges et de réflexions entre diverses équipes de l’Ecole (ainsi que d’autres Ecoles), beaucoup de documents produits en français/anglais pour coucher le modèle du programme et, à la fin, la promesse de se projeter dans un projet collectif toujours meilleur !

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