Comment apprendre, pratiquer et financer l’innovation ? – Regards d’Experts

Aujourd’hui il est certainement plus compliqué de trouver une Grande Ecole qui n’enseigne pas les clés de l’innovation et ne possède pas d’incubateur plutôt que le contraire. Entre cours et spécialisation sur l’entrepreneuriat, l’accompagnement des (pré-)incubateurs et les différents business games qui se sont développés, beaucoup d’éléments sont accessibles pour travailler ses compétences de porteur de projet innovant.

Regards d'Experts - Innovation - Groupe ESC Clermont

Apprendre

Comme nous le disions, de nombreuses Business Schools proposent aujourd’hui des parcours dédiés à la culture entrepreneuriale. Ils se font, généralement, en lien étroit avec un territoire, un écosystème. En guise d’exemple une grande majorité des start-uppers présents au CES de Las Vegas cette année étaient généralement passés une Ecole de la CGE.

En l’occurrence, au Groupe ESC Clermont cela passe soit par une spécialisation du Master Grande Ecole en dernière année – entrepreneurship & culture start-up  — , soit par un certificat de formation continue. Parce qu’il n’y a pas d’âge pour se lancer !

Il faut bien noter, par ailleurs, que le mythe de la start-up montée par un génie seul au fond de son garage a bien vécu. Il a été observé qu’une startup c’est souvent une rencontre et un « match » entre 2 profils, un ingénieur et un commercial, qui permet aux projets de vraiment se structurer et devenir viables (et à chacun de travailler sur son cœur de métier).

Pratiquer

Prix PEPITE

Créé en 2014 par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le Prix Pépite est LE tremplin national pour les étudiants qui se projettent en entrepreneurs. La sélection est régionale puis nationale avec une grande finale qui peut récompenser une cinquantaine de lauréats avec différents prix à la clé (de 5000€ à 20000€). A noter : la notion d’innovation ne s’arrête pas au seul aspect technologique et s’applique bien, aussi, à l’innovation d’usage. 

A côté du prix, il faut aussi mentionner le comité PEPITE qui permet d’obtenir le statut national d’étudiant-entrepreneur – et le Diplôme Etudiant Entrepreneur. Statut et diplôme sont deux éléments forts de reconnaissance, qui permettent de sécuriser sur la valeur du projet porté.

Les business games

De nombreuses entreprises ont développé depuis ces dernières années leurs propres business games. Ouverts aux étudiants, souvent par Ecole, ils sont une bonne manière de pratiquer le « learning by doing » en termes de projets innovants. Pour les entreprises c’est aussi une bonne manière – au-delà des idées et projets en soi – de repérer des profils et ce faire du pré-recrutement. Bref, un système gagnant-gagnant. Un des plus intéressants (et, peut-être, emblématique) est le programme des Coéquipiers mené par Décathlon chaque. Intéressant car, comme nous l’avons vu auparavant, Decathlon est une entreprise qui a su faire communiquer ses différents métiers et services et se situe plutôt à la pointe des sociétés pratiquant l’innovation. 

Les Start-up weekends

Ce format de rencontres, pour imaginer et lancer des projets innovants en 54 heures top chrono, existe depuis maintenant 10 ans et est soutenu par techstars. Lancé aux USA, il a pollinisé le monde entier (un peu à la manière des TEDx) et il existe forcément, aujourd’hui, un startup weekend près de chez vous. Le principe tient en 4 mots : connecter, découvrir, apprendre et lancer un projet. Evénement pluridisciplinaire et rythmé par des interventions de speakers et mentors, tous les profils sont les bienvenus et répartis dans trois grandes catégories : designers, développeurs et business. Au niveau de Clermont-Ferrand, certains participants ont depuis fait leur chemin d’entrepreneurs, d’autres ont été récemment incubés au SquareLab. Bref un bon dispositif pour se lancer, même quand on n’a pas d’idée. 

Financer

L’existence de dispositifs d’accompagnement et, surtout, de financement n’a jamais été aussi florissant pour les porteurs de projet. Ce qui est vrai à l’échelle internationale l’est aussi à l’échelle locale. Petite précision, avant de lister ces dispositifs : il est encore très rare d’arriver à faire financer son projet sans un minimum d’apport personnel (compter entre 2000 à 10000€, selon les projets). C’est la base !

Soutien financier

Comme son nom l’indique, le réseau qui regroupe porteurs de projets et investisseurs au niveau du territoire.

Dispositif de financement pour les porteurs de projet innovant au niveau régional, en amont de la création jusqu’à la création.

Plateforme pilotée par la Région, qui réunit plusieurs associations de business angels ainsi que des banques et fonds d’investissement

Antenne locale de France Active qui permet de faciliter l’accès au crédit bancaires pour les créateurs d’entreprise.

Dispositif porté par la CCI qui permet d’obtenir un prêt d’honneur et renforcer les fonds propres d’une entreprise en création.

Porté par la Région et l’Agence Régionale de Développement des Territoires d’Auvergne, il vise spécifiquement les jeunes créateurs.

Le dispositif JEREMIE Innovation 2 permet de financer les phases d’amorçage et de démarrage d’entreprises innovantes via des fonds européens.

Bourses

Gérée par la BPI et la maison Innovergne. Au-delà des finances, la marque « French Tech » est aujourd’hui une valeur sûre.

Chaque année la Fondation du Groupe ESC Clermont octroie plusieurs bourses ainsi qu’une formation et un accompagnement.

Pour revenir à un niveau « national », vous pouvez aussi vous référer au guide des start-ups mis à jour chaque année par Olivier Ezratty. 

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