Make sense day, une journée d’inauguration de parrainage inspirante avec le coq sportif

Patrick Ouyi, directeur international de la marque le coq sportif, est venu inaugurer l’année du parrainage de l’Ecole par l’équipementier sportif ce jeudi 03 octobre. En parlant à la fois de sa propre histoire et de celle d’une marque qu’il défend depuis quelques années maintenant, il a ainsi permis de comprendre la vision qui lie nos deux entreprises et la manière dont les étudiants peuvent donner du sens à leur vie, professionnelle et personnelle.

le coq sportif | Parrainage | ESC Clermont

Le coq sportif c’est une marque du patrimoine français qui démarre son histoire en 1882, est associée à de nombreux souvenirs de victoires (en rugby, foot, cyclisme, tennis…) jusqu’à la fin des années 80, et qui s’est reconstruite depuis 2010 d’une manière plutôt inédite. En opérant un retour à son essence – un catalogue multi-sports et une attention particulière au produit – tout en l’adaptant au contexte d’un monde globalisé,la marque a regagné sa place dans un marché on ne peut plus concurrentiel. Un secteur qui ne connait pas vraiment la crise avec une croissance continue depuis 40 à 50 ans et brassant des sommes d’argent ayant littéralement centuplé. Si le coq sportif n’est pas comparable à Nike, Adidas/Puma ou encore Lacoste en termes de chiffre d’affaires mondial, elle est néanmoins redevenue leader en France et conquiert à présent certains marchés internationaux, où elle se distingue par sa french quality

« On est dans une époque où les entreprises ont du sens à donner aux consommateurs… et ce n’est pas votre génération qui a inventé le fast retail »

C’est, en substance, ce récit qu’a narré Patrick Ouyi. Et c’est dans les valeurs cardinales de la marque – la proximité, l’ouverture, l’authenticité et la qualité — que s’explique cette réussite, avec des actes qui « prouvent » le discours : le soutien aux clubs amateurs tout comme aux grand sportifs professionnels (ou non), le rapatriement de la production en France et dans le bassin méditerranéen (avec un fonctionnement en circuits courts), le soutien de nombreux projets associatifs et inclusifs autour du sport, le fait de faire probablement plus de RSE que n’importe quelle autre marque (sans en faire une élément central de sa communication) et, enfin, l’attention portée aux produits (avec le tryptique « matière, coupe et couleur ») … En somme un sens de l’engagement, un vrai. Car quand une marque est prête à assumer et supporter les efforts de couts et d’engagements nécessaires pour fabriquer un « bon » produit, on ne peut plus douter de son sens des priorités et de sa responsabilité.

 « J’ai des camarades sportifs qui n’ont pas eu de plan B. »

L’histoire de la marque, c’est aussi celle de ses employés, et celle de Patrick Ouyi est aussi riche en enseignements. En route pour une carrière sportive dans le foot qui aurait pu être professionnelle, une blessure du genou à 16 ans lui fait prendre conscience que celle-ci n’est jamais acquise. Il s’investit alors dans des études en finances, jusqu’à prendre conscience, après ses premiers stages en entreprise, que l’épanouissement professionnel n’est pas au rendez-vous dans ce domaine. C’est en partant étudier en Angleterre et en touchant au marketing qu’il comprend que cette direction lui convient mieux, ce qu’il confirme par des stages. Il passe donc de la finance au marketing et conclut ses études avec un Master en marketing du sport, qui le met en contact avec de grandes et petites entreprises du domaine. Il choisira l’emploi chez le coq sportif, sur la base « de valeur et de projet où ma contribution pouvait être la plus grande possible ». Et cela fait 20 ans que ça dure !

Le parcours de Patrick lui est propre, mais il est  exemplaire de ce que beaucoup d’autres ont vécu, vivent ou vivront : comment mener un double-projet à la fois sportif et d’études ? Comment s’assurer de réussir, dans l’un et/ou l’autre ? Alors que les américains ont très bien intégré la dimension sportive dans les études (quelles qu’elles soient), Patrick regrette que ce ne soit pas tout à fait le cas en France où il y a encore un fossé entre les deux mondes. D’où son intérêt – et celui du coq sportif – pour une Grande Ecole comme la nôtre qui crée une passerelle entre les deux mondes. Avec, en son cœur, le principe d’accompagnement.

Car Patrick s’est forgé une conviction : ce sont les rencontres et l’accompagnement – l’entourage –qui font ou défont une carrière, qu’elle soit sportive ou non. Face à ce facteur x, le « plan B » des études peut aussi bien être un poids qu’un moteur. Avec, en creux, la question de l’infrastructure à disposition et des routines facilitées entre sport et études : il est plus simple de mener un double projet quand les deux parties qui encadrent sont proches, communiquent, se parlent… Et, ça, à l’ESC Clermont, nous l’avons bien compris : c’est la raison d’être de la filière Passion Sport !

« Chaque année est une nouvelle saison ! »

Des sports, justement, l’on peut tirer bien des vertus et des qualités utiles dans la vie professionnelle et le management. L’esprit d’équipe et de compétition saine pour commencer, bien évidemment. Mais aussi, de manière plus subtile, le fait d’être une personne de rencontres et de réseaux. C’est, pour Patrick, la vertu principale qu’il a acquise sur les terrains et celle qui anime toujours aujourd’hui son travail. Dans cette dynamique, chaque année devient une nouvelle saison, un nouveau challenge, une ré-invention ou un perfectionnement de l’existant. Travailler devient ainsi beaucoup moins linéaire et procure une réelle stabilité dans l’entreprise. C’est un enseignement applicable par tous, sportifs ou non, qui conclura cette conférence bien inspirante !

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