Study tour chez le coq sportif

Le Vert du maillot de l’ASSE, le bleu du maillot du XV de France ou encore le jaune du maillot Jaune du Tour de France, voici quelques-uns des secrets de fabrication que les étudiants de la spécialisation Sport Business en Master ont pu découvrir lors d’un study tour dans 3 unités de production du coq sportif. Entre autres !

le coq sportif | ESC Clermont Business School

Comprendre in situ la fabrication des produits et les flux existants entre unités dans un circuit court était l’objectif d’un premier study tour chez notre partenaire le coq sportif. Du tricotage à l’assemblage, dans les locaux historiques de la marque, le récit de cette journée est signé Léonard Nalliod, étudiant en MGE3 en spécialisation Sport Business et, par ailleurs, joueur pro de hockey aux Sangliers Arvernes !

Première étape : l’usine de tricotage

Première étape de la visite, l’usine de tricotage située dans la banlieue de Troyes, est l’une des dernières en France. Le principe est d’y transformer des bobines de coton en rouleaux de tissus de 20 à 30 kilos. Pour cela, différentes machines fonctionnent 24h sur 24 pour étirer et coudre le fil sous la surveillance des opérateurs. Le maillage peut se faire uniquement avec du coton (pour les produits lifestyle et sportswear), ou en mixant du polyester avec du coton (pour les produits dédiés à la performance). Une fois les rouleaux terminés, ils sont vérifiés par un contrôleur qualité, qui examine à l’aide d’un double miroir le tissu qui défile sous ses yeux. Les rouleaux de tissus vérifiés peuvent être envoyés à l’étape suivante.

Deuxième étape : l’usine de teinture industrielle

Située dans le centre de Troyes, France Teinture effectue l’ensemble des procédés de teinture de la marque et garantit un flux de production optimal entre le tricotage et la teinture des produits. C’est donc là que les couleurs bien spécifiques et indiquées par le coq sportif sont confectionnées par les chimistes de l’usine, qui choisissent les produits adaptés, les mélangent à de l’huile puis chauffent le mélange pour obtenir la couleur souhaitée.

Dès que la teinte est validée, elle est fixée sur le tissu – un processus de 7 à 15 heures selon le type de tissu – qui est ensuite séché en plusieurs étapes, en fonction des caractéristiques recherchées. S’en suit un contrôle qualité (matière, couleur, forme) avant expédition vers l’assemblage. 

Dernière étape : l’usine d’assemblage du coq sportif à Romilly-sur-Seine

Dernière étape du parcours, la visite de l’usine historique de la marque. Celle-ci a repris une activité complète il y a une dizaine d’années et compte aujourd’hui près de 100 salariés (couturiers, assembleurs et stylistes) chargés d’une partie de la fabrication du Coq Sportif. Cette usine d’assemblage se focalise principalement sur les produits dédiés à la performance (maillots, dotations, produits sur mesure). Découpe du patron du produit, flocage ou couture du logo, des numéros, des écussons, des sponsors, et enfin l’assemblage des pièces (col, manches, dos, ventre) constituent les différentes étapes de cet assemblage.

A travers ces différentes visites, nous avons donc pu affiner notre regard sur le vêtement que nous achetons machinalement en magasin ou sur internet, en mesurant l’expertise et l’organisation qui gravitent autour de ces produits. La stratégie de mise en avant du savoir-faire et des ressources françaises faite par le coq sportif est par ailleurs très intéressante à analyser d’un point de vue marketing et engagement : parce qu’elle permet de créer de l’emploi localement, de faire perdurer un savoir-faire en voie de disparition (notamment la couture) et apporte sa pierre à l’édifice du “Made in France”.

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