Charly Trussardi, Marie-Emmanuelle Pene,Emilie Durand et Laurie Boulicaud - Promotion 2020

Avec la filière Passion sport de l'ESC Clermont, les sportifs de haut niveau jouent sur les deux tableaux

Dans les travées du stade Marcel-Michelin, qui se doutait cependant que Charly Trussardi, le jeune demi de mêlée mène de front carrière sportive et études supérieures ?

Depuis la rentrée, il fait partie de la première promotion de la nouvelle filière de l’Ecole supérieur de commerce de Clermont-Ferrand intitulée Passion sport.

Cette dernière offre aux sportifs de haut niveau, ou sportifs de bon niveau soumis à des contraintes de disponibilités, des programmes aménagés de formation diplômante, dont un Bachelor en management.

À 20 ans, Charly Trussardi, tout comme la cavalière Marie-Emmanuelle Pene remplissent tous les critères pour intégrer cette filière. « C’est important d’assurer sa scolarité, même si l’on parvient à réussir sa carrière », rappelle le demi de mêlée dont le nouveau statut le contraint à louper de plus en plus de cours, entre entraînements, séances vidéos et autres sollicitations.

« Trois à six heures de cours loupés par semaine »

Sportive de haut niveau, la cavalière est amenée, elle aussi, à louper « trois à six heures de cours par semaine en fonction de ses entraînements ». C’est là qu’interviennent Émilie Durand et Laurie Boulicaut, leur binôme respectif.

En lançant cette filière, l’ESC Clermont a mis en place cet astucieux système. Une solution gagnant-gagnant à en croire les élèves concernés.

« Pour pouvoir leur expliquer les cours, j’ai besoin de les comprendre parfaitement. Ainsi expliquer est pour moi la meilleure façon d’apprendre »
LAURIE BOULICAUD (Binôme de Marie-Emmanuel Pene)

« Cela me permet de récupérer à la fois les cours et d’avoir des explications quand on se voit pour faire le point sur les cours », détaille la cavalière.

« L’impression de former une équipe »

« Cette classe donne l’impression d’une équipe », fait remarquer Emilie Durand. « Cela nous apporte aussi une forme mentale », complète Laurie Boulicaud.

Surtout, comme l’explique Charly Trussardi, « se retrouver au milieu d’une classe permet de penser à autre qu’au rugby, à avoir une vie normale à côté ». Même si la prochaine rencontre de l’ASM doit bien trotter quelque part dans un coin de sa tête.

Source : La Montagne – 07/12/2017 – Pierre Peyret

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